[Témoignage] Freebox bloquée en étape 2: le dénouement – 3ème partie

Comme promis, voici la suite et fin de ma mésaventure avec Free. Pour ceux qui auraient manquer le début vous pouvez cliquer ici. J’avais aussi publié un exemple de lettre de mise en demeure à cette adresse. Comme je m’y attendais, ma persévérance a payé puisque juste après l’envoi de ma lettre la publication de mon dernier article, j’ai eu un appel de H. qui s’est présenté comme un “technicien particulier” mis à ma disposition. H. m’a dit que ma connexion serait réparée dans les “3-4 prochains jours”. Et ça a été le cas. Ma connexion est revenue et H. m’a appelé pour confirmer la remise en route.

Une questions se pose: est-ce que par hasard, la réparation était programmée (3 semaines après la panne….) ou est-ce que l’intervention de H. a fait bougé les choses?

Je ne saurai jamais mais le fait est que ma connexion est revenue et que j’ai pu obtenir un dédommagement conséquent: plusieurs mois de forfait ADSL et d’abonnement mobile.

Moralité: ne jamais baisser les bras! Comme je l’avais dit précédemment, les FAI ont une obligation de résultat. Comme ils cherchent à gagner de l’argent en n’engageant qu’un minimum de techniciens, un simple échange de carte dans un DSLAM peut prendre plusieurs semaines! Mais ce n’est pas VOTRE problème, ce n’est pas à VOUS d’assumer ces choix industriels.

Donc pour résumer, en cas de panne:

  • contacter le service client en suivant ma méthode.

Composer le 3244
– Offre Freebox tapez 2
– Rentrez votre numéro de ligne (ou tapez 1 si c’est la première fois)
– Contact dans le cadre du suivi d’incident tapez1
– Pour nous apporter une information complémentaire tapez 2
– Pour signaler une évolution du disfonctionnement tapez 2

  • dans la foulée, envoyez une lettre de mise en demeure en recommandé avec accusé de réception: demandez une facture pour vous faire rembourser ces frais plus tard.
  • Postez un message (ou plusieurs) sur la page Facebook ou sur le Twitter de Free indiquant votre problème et votre mécontentement (restez factuels)
  • Si vous n’avez pas déjà un abonnement Free Mobile (celui à 15,99€), prenez-en un. Via votre smartphone (en espérant que vous en avez un et que la couverture 3G/4G est suffisante), vous pourrez accéder à Internet le temps de la réparation en le configurant comme point d’accès wifi.
  • Je vous conseille de renvoyer un courrier à Free en leur indiquant que vous avez dû prendre un tel abonnement pour patienter durant la coupure de la connexion en leur rappelant bien qu’ils  ont une obligation de résultat concernant l’accès à Internet.
  • Renouvellez vos appels, messages sur FB ou Twitter.
  • Vous pouvez aussi envoyer un mail à Xavier Niel le patron de Free. Vous le trouverez facilement en cherchant sur Google. Pas dit qu’il le lise mais ça ne fait pas de mal.
  • Enfin, si vous êtes adhérents à Que Choisir ou 60 Millions de consommateurs, mettez-les en copie de vos courriers et faites appel à leurs services si besoin.
  • Normalement les choses devraient bouger plus rapidement (tout est relatif)
  • Une fois la connexion revenue, demandez par courrier le remboursement de tous les frais: abonnement ADSL durant la coupure, abonnement FreeMobile (3 mois car vous ne pourrez pas résilier avant) et autres frais d’envoi. Vous pouvez aussi demander un geste commercial pour 2,3 mois, c’est ce que j’ai obtenu.

Conclusion:

Face à de telles pratiques, le consommateur ne doit pas baisser les bras. C’est à Free d’assumer 100% du problème qui se présente. Attention toutefois si le problème vient de votre installation: certaines vieilles maisons sont mal cablées! Sortez les grands moyens uniquement si le panne a lieu en dehors de votre domicile (hors box défectueuse). Mais normalement vous devriez avoir cette info assez vite. Les FAI peuvent tester à distance les lignes.

N’hésitez pas à faire part de votre expérience avec le SAV de Free dans les commentaires… Et surtout, bon courage!

[Question d’internaute] J’ai des photos en contre-jour et des blancs surexposés

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas publié d’article dans la catégorie Question d’Internaute. C’est un mail de Jean-Louis, avec une question intéressante qui m’a donné envie de proposer une réponse “publique” pour que tout le monde en profiter.

Bonjour Marc,
Je reviens de vacances et j’ ai quelques questions à vous poser
Je posséde un hybride FUJI XE2 et j’ ai pris l’ objectif 18/55 mm
Voila je viens de m’ apercevoir que malheureusement j’ai des photos en contre-jour et des blancs cramés
Je fais des trecks et il m’ est très difficile de me mettre en mode MANUEL et là tout est en AUTOMATIQUE.
J’ aimerais que vous me conseillez pour ce genre de problème, et si je dois me mettre en AUTOMATIQUE ou en MANUEL, quels réglages je dois faire
Dans l’ attente de vos réponses
Cordialement
JEAN-LOUIS

Voici deux photos envoyées par Jean-Louis pour illustrer sa question:

JLexemple1 JLexemple2

Cette question fait aussi écho au “défi” technique que j’ai dû relevé lors d’un shooting mariage. En effet, celui-ci se déroulait exclusivement en plein air, par une très belle journée ensoleillée, au mois d’août. Pour le confort des invités le repas avait lieu sous de grands arbres, dont l’ombre couvraient une bonne partie du lieu de la fête… mais ce qui n’empêchait pas le soleil d’illuminer largement certaines tables ou espaces dévolus au repas. Bref, 5 heures de shooting entre ombres et lumières. Le cauchemar pour qui ne se prépare pas à ce type de situation. Je vous dirai plus loin comme je procède pour obtenir quand même de bonnes photos.

La question de la dynamique

Je ne vais pas rentrer dans des explications techniques qui n’aideraient pas à la compréhension du problème. Imaginez plutôt que vous regardez une scène très contrastée (avec des zones très clairs et d’autres très sombres). Vous êtes dans un chalet, au centre d’une pièce sombre éclairée seulement par une petite fenêtre. Par cette fenêtre, vous regardez votre enfant dehors dans la neige, en train de faire un joli bonhomme de neige. Malgré l’importante différence de luminosité vous voyez à la fois votre enfant dehors (zone très lumineuse) et l’environnement dans lequel vous êtes (environnement sombre). Maintenant prenez votre smartphone préféré et prenez une photo incluant la fenêtre et une partie de la pièce dans laquelle vous vous trouvez. Vous regardez cette photo et là… grosse déception. En général, soit vous avez une tache blanche au milieu du mur situé en face de vous, soit vous voyez votre enfant jouer dehors encadré d’un grand rectangle tout noir.

Vous venez de faire l’expérience de la dynamique du capteur de votre appareil photo. La dynamique On admet que l’oeil a une dynamique d’au moins 24 IL alors que votre smartphone ne dépasse probablement pas 8-10IL. L’oeil humain peut encaisser des écarts de contraste de plus de 1:16 000 000 alors que le capteur du Fuji X-E2 de Jean-Louis possède une dynamique de 12 IL à 100iso soit un écart de contraste de 1:4096. Impossible donc de rivaliser avec l’oeil humain… d’où la déception de la plupart des photographes lorsqu’il sont confrontés à une scène très contrastée, de type contre-jour.

Je vous invite à lire cet article ou celui-ci pour plus de détails techniques.

http://www.blog-couleur.com/?Qu-est-ce-que-la-plage-dynamique

Retenez simplement que votre appareil ne PEUT PAS photographier des scènes très contrastées dont les écarts de luminosité dépassent les capacités physiques du capteur.

Revenons maintenant à la question de Jean-Louis. En résumé, il me demande comment prendre de bonnes photos dans des conditions de lumière difficile, quels réglages adopter et s’il doit travailler en manuel ou en automatique.

Etape préliminaire:

Je n’avais pas pensé à ce point en commençant la rédaction de cet article mais vérifiez que vous avez le dernier firmware d’installé dans votre boitier. En regardant les EXIFs des photos de Jean-Louis, je me suis aperçu qu’il était resté au firmware 2.10. Sur le site de Fuji, on trouve un firmware 3.01. Il n’y a peut-être pas de lien entre des photos “ratées” et un firmware, mais il arrive que des mises à jour améliorent les performances des boitiers, surtout chez Fuji.

1ère étape : accepter que l’appareil photo a des limites !

Cela parait évident dit comme ça, mais à partir du moment où l’on sait que la dynamique du capteur est limitée… on rate moins de photos et on fait le deuil de certaines scènes qui paraissent jolies à l’œil. Accepter aussi que certaines zones soient “bouchées” et d’autres “crâmées”. Parfois, il vaut mieux avoir un ciel tout blanc que gris ou délavé.

2ème étape : faire des choix.

C’est la phrase que je dis le plus souvent à mes élèves. La photo, c’est 99% de choix, 1% de hasard. On peut se laisser porter par le mode automatique (qui va faire les choix pour le photographe) ou on peut décider de prendre la main sur ses images. Dans notre exemple vous pourrez avoir votre enfant bien exposé et vous ne verrez pas vraiment l’intérieur du chalet… ou bien vous privilégiez l’exposition de la pièce et on ne verra pas votre bambin jouer dans la neige. C’est dommage mais c’est ainsi. Heureusement, il y a des moyens d’arriver à ses fins, mais nous verrons cela plus loin.

3ème étape : utiliser le mode manuel

C’est le plus simple : en mode manuel, vous ajustez l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité (iso). C’est donc vous et vous seul qui ferez des choix d’exposition. On peut aussi utiliser un des modes priorité (ouverture ou vitesse) en décalant l’exposition si nécessaire (en général la fonction est accessible par un bouton orné d’un pictogramme noir et blanc avec un + et un -) dessus. En mode manuel, vous pourrez faire des essais en fonction du résultat recherché.
Astuce : choisissez dans la mesure du possible une sensibilité basse (100-400iso) pour garder une certaine latitude en post-traitement : on verra qu’il est possible de récupérer des informations dans les zones très claires ou très foncées.

4ème étape : utiliser le format RAW .

J’avais écrit un long article sur la différence entre le format RAW et le format JPG. A l’époque j’avais oublié de dire que format JPG limite la plage dynamique du capteur avec un encodage sur 8 bits/couleur (2^8 soit 256 niveaux), le format RAW utilise la plupart du temps un encodage sur 12 bits (2^12 soit 4 096 niveaux) ou pour les modèles d’appareils sur 14 bits (2^14 soit 16 384 niveaux) . Le format RAW offre donc une bien meilleure plage dynamique.

Pour plus d’informations: http://www.kolor.com/wiki-fr/Dynamique_d’une_image

5ème étape : prendre la photo

Faites plusieurs essais, ce type d’image reste difficile à réaliser même en ayant l’habitude. Et selon votre choix de départ, des ajustements en termes de réglages seront probablement nécessaires pour obtenir le rendu souhaité… ou abandonner l’idée si nécessaire 😉

6ème étape : contrôler la photo

Sur tous les reflex/hybrides et sur certains compacts vous avez accès à l’histogramme. Il vous permet de contrôler la bonne exposition de votre image. Evidemment dans notre situation, il y aura forcément des zones cramées (plus d’informations dans les hautes lumières – tout est blanc) ou des zones bouchées (plus d’informations dans les basses lumières). Sur l’histogramme, cela se traduit par des « crêtes » qui touchent le somme du graphique à droite pour les hautes-lumières, à gauche pour les basses lumières). Vérifier que vous n’avez pas des zones bouchées et des hautes lumières qui ne seraient pas assez « à droite » et inversement. Ce serait dommage de ne pas utiliser toute la dynamique du capteur pour le coup.

Sur certains boitiers, les zones surexposées sont mise en évidence par un clignotement noir et blanc à la lecture de l’image par exemple. C’est utile mais moins précis que l’histogramme. L’alerte de surexposition est souvent un peu pessimiste.

Dans notre exemple, voici les histogrammes correspondant aux photos “ratées”:

JLexemple1 JLexemple1HISTO

La partie à droite de l’histogramme indique que la photo est surexposée

JLexemple2 JLexemple2HISTO

idem pour cette photo

Sur une autre photo non surexposée envoyée par Jean-Louis on remarque que l’histogramme n’a pas ce pic à droite, elle aurait même pu être plus exposée (trou à droite de l’histogramme)

JLexemple4ok JLexemple4okHISTO

7ème étape : traiter sa photo avec un logiciel de dématriçage RAW

Pour peaufiner l’image, c’est une étape incontournable. Les fichiers RAW contiennent souvent plus d’information dans les basses et hautes lumières que ce que l’on obtient avec un fichier JPG ou sur l’image qui apparait sur l’écran de l’appareil photo. Que ce soit avec Lightroom, Capture One ou DxO Optics Pro, on peut récupérer des détails dans les ombres et les zones claires. Il serait dommage de s’en passer.

Pour illustrer mes propos, j’ai pris une de mes photos, au format RAW, surexposée, et j’ai appliqué la fonction (récupération des) Hautes Lumières et Blancs dans Lightroom. Il reste une zone un peu blanche mais j’ai quand même récupéré du bleu dans le ciel.

dynamique1-1 dynamique1-postprod-1

Avant/Après

Pour aller plus loin :

  • La plupart des appareils numériques proposent une option qui permet de préserver les hautes lumières et booster un peu les basses lumières. Essayez de l’activer. Les résultats sont parfois intéressants. En contrepartie vous ne pourrez souvent pas utiliser la sensibilité la plus faible ou votre image sera plus bruitée.
  • Au format JPG, attention avec les différents modes, filtres et autres effets. Certains peuvent affecter massivement le rendu et causer sur ou sous exposition de certaines parties de la photo. Le traitement appliqué est souvent assez basique (moins sur Fuji) et mange littéralement certaines valeurs de la photo.
  • L’utilisation de la technique HDR, au sein de l’appareil ou idéalement en post-traitement reste la meilleure solution pour les scènes très contrastées. Mais il ne doit pas y avoir d’éléments en mouvement. C’est cette technique qui est utilisée pour la photo « immobilière ». Elle permet d’avoir à la fois une bonne exposition de l’intérieur de la maison et de voir les espaces verts autour à travers la fenêtre.
  • Si vous ne parvenez pas à saisir le contraste d’une scène…. Pourquoi ne pas diminuer le contraste ? Ouvrir une fenêtre de plus, utiliser un flash, attendre que l’intensité du soleil diminue. A vous de trouver la meilleure solution !

Conclusion :

J’espère que notre internaute Jean-Louis aura trouvé la réponse à sa question ! En tout cas, avec ces 7 étapes et quelques conseils, il aura à sa disposition quelques pistes à explorer pour améliorer ses prochaines prises de vue.
En commençant la rédaction de cette article, je pensais vous donner ma recette pour les photos de mariages (portraits essentiellement) entre ombre et soleil, mais j’ai changé d’avis ! Je vais vous demander comment VOUS vous feriez pour gérer ce type de lumière difficile, mais finalement très courante en plein été. A vous de jouer dans les commentaires! Vous pouvez aussi donner des conseils à Jean-Louis, notre internaute.

[Témoignage] Freebox bloquée en étape 2: la lettre de mise en demeure – 2ème partie

Comme je m’y attendais un peu, 17 jours après la coupure de connexion (Freebox en étape 2), rien n’a changé. J’ai encore appelé ce matin la hotline de Free au 3244 et à nouveau on m’a assuré que la réparation était en cours et qu’on « ferait remonter aux techniciens la demande d’intervention ». A nouveau j’ai exprimé mon impatience et énoncé les mesures qui allaient suivre. Evidemment aucune info sur le délai ni sur le problème rencontré. Je suppose que personne n’a encore mis le nez dans mon problème de connexion.

Je suis donc passé à la deuxième étape de mon plan d’action. Ma lettre de mise en demeure est prête à partir. J’en ai d’ailleurs déjà envoyé une copie à Xavier Niel le patron de Free. Je doute qu’il me réponde un jour mais au moins il sera informé du dysfonctionnement de son entreprise.

Pour que mon expérience serve à d’autres qui, comme moi, fera face à l’immobilisme de Free, je vous propose un modèle de lettre (adapté d’une version disponible sur le site commentcamarche.net). La lettre de mise en demeure est un acte juridique défini par l’article 1139 du code civil. N’oubliez pas de mentionner en toutes lettres les termes « mise en demeure ». La lettre de mise ne demeure n’est pas plus contraignante que le contrat lui-même mais peut-être retenue comme point de départ pour des dommages et intérêts. Avant d’utiliser mon modèle, pensez à remplacer les parties entre crochets par vos propres informations.

[Nom Prénom]
[Adresse]
[CP Ville]
[N° de la ligne]
[N° de client]

FREE
Service Abonné
75371 Paris Cedex 08

[Date, lieu]

Objet : mise en demeure – rétablissement de la connexion internet de la ligne [0102030405]

Madame, Monsieur,
Depuis le [jour/mois/année] je suis abonné à votre offre [Freebox Révolution] pour la ligne précitée.

Or, depuis [jour/mois/année], je n’ai plus de connexion Internet. La Freebox est bloquée en étape 2, me privant ainsi de l’accès à Internet, de la téléphonie et du service de télévision.

Selon le message que j’ai reçu le [jour/mois/année], vous m’indiquiez que la panne a été diagnostiquée et se situait au niveau d’un équipement de Free. Vous m’indiquiez également que le problème serait résolu dans un délai de 7 jours ouvrés. Or je constate, [13] jours après, que rien n’a été réglé. J’ai appelé à plusieurs reprises votre service client au 3244 et j’ai toujours obtenu la même réponse : l’intervention est en cours et aucun délai de remise en service n’est communiqué.

Je vous rappelle que dans le cadre de notre contrat, vous vous êtes engagé à assurer l’accès à Internet à tout moment. Cela relève donc de votre responsabilité en vertu de l’article 1147 du code civil et Free est tenu à une obligation de résultat.

Le TGI de Nanterre, dans son jugement du 2 juin 2004 (UFC c/ AOL) et le TGI de Paris, dans son jugement du 5 avril 2005 (UFC c/ Tiscali) ont estimé que le fournisseur d’accès à Internet est tenu en sa qualité de prestataire de service à une obligation de résultat. À ce titre, il est donc tenu d’indemniser ses clients si le service est interrompu quelles que soient la cause et la durée de cette interruption.

C’est pourquoi je vous demande de remédier à ce dysfonctionnement dans les 48 heures qui suivent la réception de ce courrier.

À défaut, conformément à l’article 1184 du code civil, je me verrai dans l’obligation de résilier mon contrat d’abonnement, de demander le remboursement de mon abonnement au prorata temporis, le remboursement des communications téléphoniques avec le 3244, le remboursement des divers frais occasionnés par ce dysfonctionnement et éventuellement de saisir la justice afin de vous contraindre à respecter la loi et obtenir des dommages et intérêts pour les préjudices subis.

Comptant sur votre diligence, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes respectueuses salutations.

En me documentant sur Internet, j’ai trouvé un lien intéressant : http://dbroustaut.free.fr/sav-free.htm qui montre un parcours « type » et surtout l’amateurisme de Free en ce qui concerne la relation client. Lisez, c’est plus parlant que tout un discours. N’oubliez pas, dans ce type de démarche que c’est Free qui est en tort car tenu par une obligation de résultat. Donc vous serez en droit de demander le remboursement de tous les frais engendrés (courrier, téléphone, action en justice) par l’inexecution du contrat par Free.

Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre assistance juridique (souvent intégrée dans les assurances habitation ou automobile) ou d’une association de consommateurs (Que Choisir, 60 millions de consommateurs…).

Comme toujours, si vous avez des conseils à donner ou des questions à poser, vous êtes les bienvenus dans les commentaires.

Et pour ceux qui attendent des articles « photo », sachez que je regrette bien de ne pas pouvoir les publier… Depuis un téléphone, j’arrive à écrire un article sans mise en forme avancée ni photos mais guère plus. J’ai pourtant une interview de Ylan de Raspide cofondateur de Studio Jimini, un test du Samyang 135mm f/2 et un test d’un pack de Styles pour Capture One en attente de publication. Comme quoi, j’ai vraiment besoin de ma connexion et en attendant j’utilise la bonne visibilité de ce blog pour faire pression sur Free.fr.

Merci pour votre compréhension et votre soutien!

[Témoignage] Non, Free n’a pas tout compris… 1ère partie

Je suis abonné chez Free depuis environ 1 an. Tout allait bien (à part des problèmes avec les prises CPL) jusqu’au 4 septembre. La panne : la Freebox bloquée en étape 2. C’est-à-dire que la synchronisation ADSL ne se fait pas. Evidemment comme la plupart des abonnés, je suis en dégroupage total : en cas de panne, vous perdez votre connexion internet mais aussi la TV et surtout la ligne téléphonique.

J’avais été client quelques années auparavant (même depuis les débuts de Free avec le forfait 50h). A l’époque, cela fonctionnait déjà mal mais bon c’était les débuts. Un départ à l’étranger puis un retour me font choisir un FAI. Au début, je prends la Neufbox. Pourquoi pas Free ? Parce que l’opérateur ne pouvait pas me garantir une connexion, faute de place dans leur DSLAM ! Puis, il y a un an, je tente le coup avec Free. Il faut reconnaitre que c’est le meilleur FAI en termes de matériel (la Freebox Révolution est loin devant les autres) et de services (TV, magnétoscope, NAS).

Mais voilà, on a beau essayer d’être le numéro 1 et de limiter les prix (le crédo de Xavier Niel, le fondateur et patron de Free), le SAV ne tient pas la route. Il y a eu des progrès (même si c’est surtout la loi Chatel de 2008 qui a fait le ménage) concernant l’accès à la hotline mais sur le fond, rien n’a changé.

Il faut rappeler ici la jurisprudence, depuis 2007, concernant les obligations des Fournisseurs d’Accès à Internet et notamment l’obligation de résultat. C’est-à-dire que le FAI ne peut se retrancher derrière un problème technique (de son fait ou de celui de France Télécom pour une partie de la ligne) pour ne pas honorer sa partie du contrat : fournir un accès à Internet. Evidemment, la plupart des FAI s’engage à « faire de leur mieux » pour rétablir le service en cas de coupure. Ces clauses ont été déclarées « abusives » (c’est-à-dire qu’elles sont réputées nulles et non écrites) à plusieurs reprises par les tribunaux. Pour être plus précis « faire de son mieux » s’apparente à une obligation de moyens en termes juridiques.

Concernant ma situation voici ce qui s’est passé :

Le 4 septembre je constate que la connexion est coupée. La Freebox indique « Etape 2 »
Le même jour, je signale l’incident à Free qui ouvre un « ticket »

Le 5 septembre Free me prévient qu’il y a une demande de vérification des équipements Free et que cela peut prendre « 7 jours ». Pour la continuité de la fourniture d’accès à Internet, ça commence mal.
J’appelle le service client qui prend mes disponibilités (en gros il faut prendre congé pour attendre qu’un technicien passe chez soi) et m’annonce qu’un technicien me contactera pour voir mon installation… Il n’a jamais appelé.

Le 9 septembre : « Cette intervention a permis d’établir que les équipements Free dont vous dépendez présentent une anomalie.Nos techniciens travaillent actuellement sur sa résolution ». Le dépannage peut prendre 7 jours ouvrés Là encore, pas de délai précis, pas de proposition d’une solution de dépannage.

Le 18 septembre, les 7 jours ouvrés sont écoulés, j’appelle la Hotline au 3244 (je vous dirai à la fin de l’article comment avoir un conseiller au bout du fil). Le « technicien » me dit que le dépannage a été « relancé le jour même à 9h30 » – en gros rien n’a été fait- prétextant qu’il a sûrement fallu commander une pièce ou autre. Quand je demande plus de précisions, il me répond qu’il n’est pas habilité à donner plus d’information. Quand je lui demande de créditer mon abonnement Freemobile avec des datas pour au moins avoir un accès internet 3G, il me répond que ce n’est pas le même service !
Entre temps, je me suis fendu de quelques échanges avec le community manager de free sur Twitter qui a très bien fait son travail : noyer le poisson. Je plains cet employé qui doit passer ses journées à expliquer aux clients mécontent qu’il ne peut rien faire et qu’ils doivent juste attendre.
Bizarrement, les factures concernant la connexion arrivent avec une précision irréprochable.

Nous sommes donc le vendredi 18 septembre 2015 et ainsi s’achève le premier épisode de ma mésaventure avec Free. 14 jours se sont écoulés et je n’ai toujours pas récupéré ma connexion. Il reste encore des étapes, que j’espère ne pas avoir à franchir. Mais si c’est le cas, je vous détaillerai tout le parcours.

La prochaine étape me concernant est de rappeler la hotline et d’envoyer une lettre de mise en demeure lundi.

Pour qu’on ne se méprenne pas sur mes intentions : je ne reproche pas à Free la panne qui touche ma ligne. Une carte électronique grillée, un fil débranché, une erreur de câblage peuvent survenir avec n’importe quel opérateur. Je reproche à Free son manque de réactivité (14 jours pour une panne certainement courante), son manque de transparence (on ne peut rien vous dire) et surtout l’absence de solution : si Free me fournit une connexion 3G, je peux patienter sans aucun problème. En l’espèce, c’est au client de supporter le disfonctionnement sans aucun délai de réparation précis et tenu.

Dernière précision, un ami habitant dans le même village que moi est en panne depuis près d’un mois… Lui aussi n’a aucune nouvelle…

ASTUCE

Comme promis, ma petite astuce pour ceux qui n’arrivent pas à joindre Free au 3244. Tout est fait pour ne pas vous donner de nouvelles. Le répondeur vous demande de cliquer sur 1,2,3… selon votre situation. Si vous suivez le parcours à la lettre, vous avez droit à un joli message vous demandant de patienter et de raccrocher

Donc si vous voulez joindre un conseiller, voici la procédure à suivre :

– Composer le 3244
– Offre Freebox tapez 2
– Rentrez votre numéro de ligne (ou tapez 1 si c’est la première fois)
– Contact dans le cadre du suivi d’incident tapez1
– Pour nous apporter une information complémentaire tapez 2
– Pour signaler une évolution du disfonctionnement tapez 2

Note : n’espérez pas grand-chose de votre appel. Le conseiller est formé pour ne rien vous dire et rester aimable quoi que vous disiez. Je n’ai pas essayé de demander à parler à un responsable mais je le ferai sûrement au prochain appel.

 

Et vous chers visiteurs, avez-vous vécu une situation similaire? Comment avez-vous réglé le problème? Si vous avez des conseils, modèles de lettre, n’hésitez pas à les partager!

[Tuto] Faire des étincelles – mode d’emploi!

Après plusieurs articles orientés « Tests », je vous propose aujourd’hui un petit tutoriel pour faire du lightpainting avec du feu. Il y a quelques semaines avec des potes photographes on s’est installé sur une jetée au bord du Lac Léman pour une petite session pyrotechnique et j’avais envie de partager avec vous les trucs et astuces pour réussir ce genre de photo.

Etincelles 3

Continuer la lecture de « [Tuto] Faire des étincelles – mode d’emploi! »

Vendre ou acheter d’occasion: comment éviter les arnaques?

Hier, mon ami Franky a publié un article sur le marché de l’occasion comme solution économique quand on veut d’acheter du matos photo. Son article m’a fait pensé que j’avais préparé depuis quelques temps un article sur le sujet, mais traité sous l’angle des arnaques potentielles. Si Internet a révolutionné le marché de la petite annonce, le site leboncoin.fr étant l’exemple le plus frappant, il a aussi favorisé l’émergence d’arnaques à grande échelle! Continuer la lecture de « Vendre ou acheter d’occasion: comment éviter les arnaques? »

Concours photo : pourquoi n’ai-je pas gagné ?

L’idée de cet article m’est venue assez rapidement, dès les premières photos reçues. J’ai remarqué que le meilleur côtoyait le pire et j’ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi. Certains participants m’ont écrit en privé pour me demander mon avis sur leur photo et j’ai senti un peu de déception chez certains. Ils pensaient avoir une chance de gagner mais ils ont eu la mauvaise surprise de ne pas voir leur photo dans le classement final.
On pourrait « classer » les participants en plusieurs catégories. Il y a ceux qui débutent dans la photographie par exemple et qui ont besoin de se jauger, de savoir ce que d’autres photographes (le jury) pensent de leur photo. On trouve aussi les photographes experts ou pros qui envoient leur « meilleure photo » et qui visent la première place. On rencontre aussi quelques plaisantins, ou étourdis, qui envoient des photos hors sujet : j’ai même reçu une photo d’un lama. Et une catégorie très actuelle : ceux qui envoie des selfies ! Continuer la lecture de « Concours photo : pourquoi n’ai-je pas gagné ? »

[Cycle Strobist] Les modeleurs de lumière: comparatif

Depuis que je pratique la technique Strobist (éclairage au flash déporté) je me suis équipé progressivement de divers modificateurs ou modeleurs de lumière. En effet, si on peut tout à fait commencer avec un simple flash cobra commandé à distance (via le système du boitier comme avec certains réflex Canon, ou avec des transmetteurs radio comme les Yongnuo 622 que j’utilise au quotidien), on se retrouve vite frustré quand on veut donner un autre aspect à la lumière artificielle qui vient éclairer nos modèles préférés.

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